ACCIDENTS
DE LA CIRCULATION
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Les informations suivantes ont pour but de vous expliquer ce
que vous devez entreprendre et comment vous serez indemnisé.
Elles ont été volontairement limitées à l'essentiel.
Pour en savoir plus, il vous faut consulter :
la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 publiée au Journal Officiel
du 6 juillet 1985,
le décret n° 86-15 du 6 janvier 1986 publié au Journal
Officiel du 7 janvier 1986.
CALCULEZ VOTRE
INDEMNISATION EN LIGNE !
Ces dispositifs
ont pour but d'améliorer la situation des victimes d'accidents
de la circulation, dans lequel est impliqué un véhicule
terrestre à moteur, ainsi que ses remorques ou semi-remorques,
à l'exception des chemins de fer et des tramways circulant sur
des voies qui leur sont propres.
° Les cas de non indemnisation sont désormais limités.
° Une offre d'indemnité doit être faite par l'assureur
dans un délai de 8 mois
en cas d'accident corporel.
Si ces
aménagements sont de réels progrès en faveur des victimes, il
en demeure pas moins que dans les faits " le recours " reste
très complexe.
Au fur et à mesure de la vie de votre réclamation de nombreux
pièges sont à éviter.
Le manque d'information des victimes sur leurs droits à pour
conséquence de diviser en moyen par deux l'indemnisation de
leurs préjudices.
C'est pourquoi il est important de s'informer auprès de
spécialistes avertis.
QUI A DROIT A L'INDEMNISATION?
Pour les dommages corporels:
Les
passagers, piétons et cyclistes victimes, sauf lorsque la
victime a :
- recherché
volontairement son dommage,
- commis une faute inexcusable, cause exclusive de l'accident
Toutefois, cette
faute ne peut être opposée à la victime si elle est atteinte
d'une incapacité permanente ou d'une invalidité au moins égale
à 80%.
Les conducteurs de véhicules terrestres à moteur, sauf
lorsqu'ils sont responsables de l'accident (la faute du
conducteur peut en effet limiter voire exclure son droit à
indemnisation).
Pour les dommages matériels :
Toutes les victimes dans la mesure où elles ne sont pas
responsables de l'accident.
ATTENTION ! : Même si vous êtes indemnisé de vos dommages,
vous pourrez être tenu de réparer ceux que vous avez causés à
autrui si vous êtes responsable.
Sommaire
Comment se déroule l'indemnisation ?
1 - l'assureur du responsable prend
contact avec vous;
2 - vous le renseignez,
3 - soit vous acceptez l'offre, et l'assureur vous
indemnise ;
3 - soit vous refusez l'offre et vous devez alors réclamer
l'indemnisation devant le tribunal.
Sommaire
Qui doit vous
contacter ?
- Dans la plupart des cas : L'ASSUREUR qui garantit la
responsabilité civile du véhicule impliqué.
Si plusieurs véhicules sont impliqués, un seul assureur
fait l'offre pour le compte de tous.
- Le PROPRIÉTAIRE du véhicule, s'il est dispensé de
recourir à un assureur (État, RATP...).
- Le BUREAU CENTRAL FRANÇAIS ou son représentant, s'il
s'agit d'un véhicule étranger (BP 27 -93171 BAGNOLET
CEDEX)
Si l'auteur de
l'accident est inconnu ou non assuré, il vous appartient de
saisir le FONDS DE GARANTIE (64, rue De France - 94307
VINCENNES CEDEX).
A la
première correspondance, il vous est demandé de fournir les
renseignements nécessaires à votre indemnisation.
Vous pouvez :
- vous faire assister d'un avocat de votre choix,
- obtenir, sans frais, copie du rapport de police ou de
gendarmerie.
Sommaire
Vous devez communiquer à
l'assureur :
- Vos noms et prénoms ;
- Vos date et lieu de naissance ;
- Votre activité professionnelle et l'adresse de votre ou
vos employeurs ;
- Le montant de vos revenus professionnels avec les
justifications utiles ;
- La description des atteintes à votre personne accompagnée
d'une copie de certificat médical initial et autres pièces
justificatives en cas de consolidation,
- La description des dommages causés à vos biens ;
- Les noms, prénoms et adresses des personnes à votre charge
au moment de l'accident ;
- Votre numéro d'immatriculation à la Sécurité Sociale et
l'adresse de la Caisse d'assurance maladie dont vous
relevez ;
- La liste des tiers payeurs appelés à vous verser des
prestations, ainsi que leurs adresses ;
- Le lieu où les correspondances doivent être adressées.
Si la victime décède,
le conjoint et chacun des héritiers doivent communiquer à
l'assureur :
- Ses noms et prénoms ;
- Ses dates et lieux de naissance ;
- Les noms, prénoms, date et lieu de naissance de la
victime ;
- Ses liens avec la victime ;
- Son activité professionnelle et l'adresse de son ou ses
employeurs ;- Le montant de ses revenus professionnels avec
les justifications utiles ;
- La description de son préjudice, notamment des frais de
toute nature qu'il a exposé du fait de l'accident ;
- Son numéro d'immatriculation à la Sécurité Sociale et
l'adresse de la Caisse d'assurance maladie dont il relève ;
- La liste des tiers payeurs appelés à lui verser des
prestations, ainsi que leurs adresses ;
- Le lieu où les correspondances doivent être adressées.
Vous devez répondre à toutes ces questions dans un délai de
six semaines.
Si vous tardez ou si votre réponse est incomplète, vous
retarderez l'indemnisation.
Sommaire
Vous êtes convoqué à un examen médical.
Vous êtes avisé au moins quinze jours avant l'examen
médical :
• de la date et du lieu de l'examen ;
• de l'identité et des titres du médecin ;
• de l'objet de l'examen ;
• du nom de l'assureur pour le compte duquel l'examen est
demandé.
Vous recevrez copie du rapport dans les 20 jours.
Vous pouvez :
• vous faire assister d'un médecin de votre choix ;
• refuser de vous présenter à l'examen médical si les
renseignements ne vous ont pas été communiqués dans le délai
prescrit ;
• refuser de vous faire examiner par le médecin choisi par
l'assureur ; dans ce cas, l'assureur peut vous proposer un
autre médecin ou demander au tribunal d'en désigner un ;
• demander vous-même au tribunal la désignation d'un médecin
expert.
Ce
qu'il faut savoir sur l'expertise médicale :
- Le
médecin expert chargé de vous examiner est missionné par
la compagnie d'assurances qui doit vous indemniser, à
notre avis cette démarche manque de neutralité.
En conséquence il est indispensable de vous faire assister
par un médecin diplômé de la réparation juridique du
dommage corporel, il prendra votre défense en exigeant que
toutes vos souffrances et conséquences de celles-ci soient
prises en compte.
- Le
médecin qui vous assistera, sera à même de mettre en place
les mesures conservatoires qui sont très importantes,
entre autres, dans le cas d'une réouverture en aggravation
avant le délai de 30 ans (sauf prescription contraire).
- Les
honoraires du médecin vous assistant doivent être pris en
charge soit par la compagnie d'assurances responsable,
soit par un contrat Défense et Recours que vous auriez
souscrit par ailleurs.
sommaire
Que contient l'offre d'indemnisation ?
Si vous avez subi un dommage corporel, l'ASSUREUR doit vous
présenter, dans les huit mois qui suivent l'accident, une
offre d'indemnisation comprenant la réparation :
- du préjudice corporel,
- du préjudice matériel lorsqu'il n'a pas fait l'objet d'un
règlement préalable.
Selon votre état de santé, cette offre peut être :
- définitive si votre état de santé est consolidé et que
l'assureur en a été informé dans les trois mois suivant
l'accident ;
- provisionnelle dans le cas contraire.
L'offre définitive vous sera présentée
au plus tard cinq mois après que l'assureur aura été informé
de votre consolidation.
L'offre doit couvrir tous les éléments de votre préjudice,
c'est-à-dire :
En cas de blessure :
- Les frais engagés pour vous soigner (hospitalisation,
chirurgie, pharmacie, rééducation, etc...)
- Les salaires ou revenus que vous auriez perçus si vous
n'aviez pas été accidenté ; si vous n'exercez pas d'activité
rémunérée, des indemnités forfaitaires peuvent vous être
allouées ;
- L'incapacité permanente partielle déterminée par le
médecin chargé de vous examiner ;
- Le remboursement du coût de la ou les tierces personnes
dont l'aide est rendue nécessaire du fait de votre état ;
- L'indemnisation des souffrances endurées ;
- Les autres préjudices (esthétique, d'agrément...)
En cas de décès :
- Les frais d'obsèques raisonnablement engagés ;
- Les préjudices moraux ;
- Les préjudices économiques ;
- Les autres préjudices.
Dans tous les cas :
- Les préjudices matériels annexés aux préjudices corporels
ou mortels (vêtements, prothèses...).
ATTENTION : les sommes calculées
subissent, s'il y a lieu, une réduction résultant :
- de votre responsabilité.
Le remboursement de vos préjudices
matériels et corporels est fonction de votre taux de
responsabilité exemple.La
responsabilité dans un accident de la circulation est
déterminée par les compagnies d'assurances (voir un juge en
cas de procédure judiciaire) à la lecture du Procès Verbal
de Police ou de Gendarmerie ou du constat amiable, elle peut
être modifiée voir inversée, seul un spécialiste peut
intervenir.
- des sommes payées ou à payer par les
organismes participant à l'indemnisation de votre préjudice
(organismes sociaux, employeurs, assureurs d'avances sur
indemnités...) ; une copie des décomptes de cet organisme
est jointe à l'offre.
Si
l'accident est reconnu en accident du travail (par la
C.P.A.M. pour le régime français), les organismes précités
exigeront le remboursement de leurs dépenses qui peuvent
s'imputer sur des postes de votre indemnisation.
Ce danger peut s'éviter !
sommaire
Qui doit recevoir l'offre
d'indemnisation ?
La
VICTIME (Cas général),
Les HÉRITIERS et le CONJOINT (en cas de décès),
Le REPRÉSENTANT LÉGAL, et selon le cas, le JUGE DES TUTELLES
ou le CONSEIL DE FAMILLE si la victime est mineur ou majeure
incapable.
LES SUITES A DONNER
Lorsque vous recevez l'offre, vous pouvez :
• ACCEPTER.
Dans les 15 jours qui suivent votre accord, vous pouvez le
dénoncer par lettre recommandée avec accusé de réception.
Si vous agissez en tant que représentant légal d'un mineur
ou d'un majeur incapable, il vous faut l'accord du juge des
tutelles ou du conseil de famille.
• DISCUTER.
La négociation amiable avec la compagnie d'assurances de
l'auteur responsable est un élément incontournable afin
d'obtenir une juste indemnisation.
Elle doit être motivée sur des bases admises et argumentée
sur les meilleures décisions, seul un expert en a
connaissance.
• REFUSER.
Vous pouvez :
- vous adresser aux tribunaux pour obtenir l'indemnisation,
- réclamer des dommages intérêts en cas d'offre
manifestement insuffisante.
Dans tous les cas, faites part de votre décision à
l'assureur qui vous a présenté l'offre d'indemnisation.
ATTENTION : Vous devez
informer votre caisse d'assurance maladie de toute
transaction intervenue avec l'assureur ou de toute action
judiciaire.
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Quand êtes-vous
indemnisé ?
Vous êtes indemnisé :
- au plus tard 45 jours après l'accord conclu entre
l'assureur et vous ;
- en cas de procès, à l'issue de celui-ci.
Vous pouvez réclamer des intérêts de retard imputables à
l'assureur.
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CONSEILS PRATIQUES
Vous pouvez confier la défense de vos intérêts à toute
personne de votre choix.
En cas de procès, un avocat doit vous représenter devant le
tribunal de Grande Instance.
En adressant une feuille de soins à la Sécurité Sociale,
précisez bien qu'il s'agit d'un accident et indiquez sa
date.
Constituez votre dossier en conservant l'original ou à
défaut la copie de toutes pièces médicale, les décomptes de
la Sécurité Sociale, les justificatifs de vos frais ainsi
qu'une copie de toute correspondance.
Vous devez adresser à l'assureur les pièces justifiant les
préjudices que vous avez subis.
Vous pouvez prendre l'avis de spécialistes, agent ou
courtier d'assurance, avocat, conseiller juridique,
médecin...
Toutefois, les frais et honoraires de ces intervenants
restent à votre charge, sauf si vous bénéficiez d'une
garantie de protection juridique ou de l'aide
juridictionnelle en cas de procès.
Surveillez les délais afin d'accélérer le règlement de votre
dossier.
En particulier, si un mois après l'accident vous n'avez
aucune nouvelle de l'assureur du responsable, prenez contact
avec lui.
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REMARQUES
Le dispositif mis en place par la loi a pour objet de
réduire le nombre de procès et d'accélérer l'indemnisation
des victimes.
Cependant, vous avez la possibilité à tout moment :
• d'introduire devant le tribunal un référé (procédure
d'urgence pour obtenir une avance sur indemnité),
particulièrement en cas d'inaction persistante de l'assureur
responsable ;
• de faire intervenir le juge en cas de désaccord persistant
sur :
- le taux de responsabilité,
- le caractère inexcusable de la faute,
- le montant de l'offre d'indemnisation,
• de vous constituer partie civile ou d'engager une
procédure judiciaire à l'encontre des auteurs de l'accident
que vous estimez responsables.
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NOTRE EFFICACITÉ
NE SE JUGE
QU'AUX RÉSULTATS.
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